5 choses qu’on sait sur nouvelle plateforme de jeux de Google (et 5 choses qu’on ignore toujours)

Google a profité du GDC (Game Developers Conference) pour présenter sa nouvelle plateforme de jeu, Stadia.

De l’aveu même de la méga-entreprise, c’était un secret de polichinelle qu’ils souhaitaient se lancer dans le gaming, surtout depuis qu’ils avaient testé à l’automne Project Stream, qui permettait aux Américains de jouer à Assassin’s Creed Odyssey dans un navigateur Chrome.

Les parents du moteur de recherche nous ont par contre dévoilé une tonne de détails, et ça risque d’être très, très intéressant.

Voici donc 5 choses qu'on a apprises sur le nouveau projet de Google (et 5 choses qu'on ignore toujours)

Ce qu'on sait :

1. Stadia n’est PAS une console.

 

Une photo de la manette avait supposément fuité la semaine dernière avait semé la confusion sur la toile; est-ce que Google voulait sortir une console physique?

(P.S.: C’était même pas un vrai leak finalement!)

Ça semblait étonnant, d’une part parce que la firme californienne n’est pas vraiment spécialisée dans le hardware, mais aussi parce qu’il y a déjà beaucoup de joueurs sur ce marché (Nintendo, Sony et Microsoft, sans compter les téléphones mobiles et les consoles rétro, et on ne parle même pas des PC!)

Finalement, Stadia est une plateforme de gaming entièrement en streaming. Le jeu roule sur les serveurs de Google, qui renvoient l’image à votre écran, que ce soit votre téléphone, votre ordinateur ou votre télé.

Puisque Google est aussi propriétaire de Youtube, on promet une intégration impressionnante avec le site de vidéos : non seulement on pourra diffuser nos jeux directement sur Youtube, mais les spectateurs pourront démarrer leur propre partie dans leur navigateur directement à partir du vidéo d’un jeu, et ce, seulement en 5 secondes!

 

2. Stadia aidera les développeurs

Comme Google a décidé de faire son annonce à la GDC, et non dans une conférence destinée au public de joueurs, l’entreprise a mis l’accent sur les bénéfices pour les développeurs de jeux.

Un outil particulièrement intéressant pour les artistes a été dévoilé : le Style Transfer Machine Learning. Grâce à cet outil, l’intelligence artificielle de Google «s’inspire» d’une oeuvre soumise  par les développeurs pour «peindre» des textures sur l’environnement.

 

Impressionnant.

 

 

3. La manette de Google est facultative (mais préférable)

De façon intéressante, Stadia se veut une plateforme assez ouverte. On promet que vous pourrez utiliser vos manettes de PS4 ou de Xbox (ou n’importe quelle manette USB) pour jouer à vos jeux en streaming.

Par contre, Google propose aussi sa propre manette, qui n’est pas sans rappeler le Pro controller de Nintendo.

Cette manette, même si elle n’est pas obligatoire, offre un avantage de taille : elle se connectera directement par Wi-Fi aux serveurs de Google, évitant ainsi une étape de plus, ce qui pourrait réduire la latence.

 

4. Stadia devrait être une bête technique

Si les jeux sur Stadia seront techniquement «dans le Cloud», il reste qu’il y a de vraies machines derrière tout ça qui vont faire rouler les jeux.

Et ces machines sont des machines de guerre. Développées en collaboration avec AMD et roulant sur une version de Linux, ces machines offrent 16 Go de RAM, et une carte graphique faite sur mesure développant 10,7 Teraflops, soit plus que le Xbox One X et le PS4 Pro réunis (on se croirait de retour dans la guerre des bits des années 90).

Bref, c’est assez puissant pour que Google promette du 4k 60 fps dès la sortie, et des jeux en 8K dans un avenir proche.

 

5. Ça s’en vient cette année

Stadia semble être une idée complètement futuriste, mais pourtant, le Canada a été choisi parmi les 4 territoires qui auront accès à la plateforme dès cette année. Aucune date précise n’a été annoncée, mais on peut deviner que nous devrons attendre à l’automne, puisque Google promet de dévoiler plus de détails sur son nouveau bébé cet été.

 

Ce qu'on ne sait pas :

 

1.Combien ça coûtera

Si Google s’est étendu sur les capacités techniques de leur nouvelle plateforme, sur les outils offerts aux développeurs, ils sont restés muets quant au prix. Impossible de savoir pour le moment si on achètera les jeux individuellement, ou si on paiera plutôt pour un abonnement, à la façon du Xbox Game Pass ou de Playstation Now.

Google promet plus de nouvelles à l’été.

 

2. Comment Stadia fonctionnera avec votre télé

Dans une démonstration époustouflante, on nous a montré comment on pouvait faire passer notre partie de notre téléphone à notre tablette à notre ordinateur à notre télévision sans le moindre contretemps.

Par contre, si c’est évident comment utiliser le navigateur Chrome sur une tablette ou un ordinateur, c’est moins simple pour la télé. On nous promet qu’une des façons de jouer sur Stadia sur le petit écran sera à l’aide d’un Chromecast et de la manette propriétaire de Google. Il y aurait d’autres façons, encore nébuleuses pour le moment.

 

3. La connexion requise

Évidemment, LA grosse question quand on parle de streaming de jeux, c’est celle de la latence. Est-ce qu’il faudra une connexion digne de la NASA pour pouvoir jouer à nos jeux sans trop de lag, ou réussira-t-on à nous en sortir avec nos connexions actuelles?

On sait que pour le Projet Stream de l’automne dernier, on recommandait 25 Mb/s, ce qui est assez élevé pour la plupart des domiciles. Google soutient toutefois que les exigences ont diminué puisque la plateforme s’est amélioré, et qu’au pire, on peut réduire la qualité graphique pour accélérer le rendu.

On a bien hâte de voir, puisqu’avec les entreprises de télécom qu’on connaît au Canada, ça peut faire peur.

 

4. La sélection de jeux

Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, la Stadia (je ne réussis pas à me décider si Stadia est un nom masculin ou féminin…) ne se contente pas de jouer à distance des jeux de PC; c’est une plateforme propriétaire qui demande qu’on adapte les jeux pour celle-ci.

Par contre, un représentant d’ID software (Doom, Rage) est venu nous assurer que le portage était extrêmement facile sur Stadia, au point où ils auraient réussi à faire rouler Doom Eternal au complet en seulement quelques semaines.

Reste qu’il faudra que les développeurs fassent le pari d’adapter leurs jeux à la plateforme de Google. On est bien curieux de découvrir qui sont ceux qui décideront de faire le saut.

 

5. L’impact que Stadia aura sur l’industrie

Bien qu’on ait eu droit à beaucoup de détails,Stadia demeure un énorme point d’interrogation.

C’est la première fois qu’une nouvelle plateforme s’offre complètement en streaming; évidemment, Sony et Microsoft offrent leur services de streaming, mais ceux-ci passent par leurs consoles.

Il est possible que Google finisse par abandonner le projet, comme ils ont laissé tomber Google+ qui devait pourtant terrasser Facebook.

Mais si Google gagne son pari, ça pourrait être une véritable révolution dans le monde du gaming, au même titre que l’arrivée des consoles ou du jeu en ligne.

Peu importe l’issue, le futur est maintenant, et ça c’est excitant.

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La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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