EFFA : L’endroit où rayonnent les diplômés en design de jeux

Nombreux sont ceux et celles qui souhaitent percer dans l’industrie du jeu vidéo. Pourtant, c’est exactement ce que les étudiants et les étudiantes en Design de Jeux à l’Université de Montréal ont comme objectif après avoir présenté leurs projets lors de l’Exposition des Finissants de la Faculté de l’Aménagement (EFFA) le 9, 10 et 11 mai 2019. En équipe ou individuellement, ils ont produit de toutes pièces un jeu vidéo qu’ils ont présenté à des gens du public, ainsi qu’à des professionnels de l’industrie. Étant moi-même l’un de ces créateurs, je me permets de commenter tous ces merveilleux jeux qui ont été présentés.

Super Mind Boy

-     C’est possiblement ce jeu qui a obtenu le plus de réactions à la fois euphoriques et frustrantes lors de l’exposition. En effet, il s’agit d’un jeu de plateforme classique à la 2D, de style « Metroidvania », où le joueur doit parcourir différentes zones à caméra fixe et doit combattre les ennemis et les obstacles qui se dressent sur son chemin. Il parvient ainsi à récupérer des « power-ups » qui lui permettront de franchir des endroits qui étaient inaccessibles au début du jeu. Bien que peu de joueurs aient réussi à finir le jeu à cause de sa difficulté élevée (déjà, le titre fait un clin d’œil à « Super Meat Boy »), ils voulaient tous relever le défi initial, qui était de finir le jeu sans mourir une seule fois. Le plus important est qu’il faut terminer le jeu pour comprendre le sens du titre Super Mind Boy!

Luna : Queen of Darkness

-     Si vous mélangez le point de vue isométrique de Super Mario RPG et les jeux furtifs tels que Metal Gear Solid, vous obtenez Luna : Queen of Darkness. Ce jeu permet au joueur de contrôler le personnage de Luna, qui est retenue prisonnière dans un château et qui doit se servir de ses différents pouvoirs magiques pour s’enfuir. Elle peut se cacher dans des boîtes ou des statues, ou encore utiliser un pouvoir qui lui permet de se dissimuler dans l’ombre pour éviter d’être repéré par les gardes. C’est intéressant de voir comment le joueur s’y prend pour terminer le jeu, puisqu’il y a différents moyens d’atteindre la porte du château pour permettre à Luna de retrouver sa liberté.

Hoverboy

-     En toute honnêteté, je me demande encore si le créateur du jeu voulait nous hypnotiser lors de la présentation de son projet. Mais en réalité, ce projet est plus qu’un simple jeu vidéo. Il s’agissait surtout d’une expérience interactive basée sur un album musical. Grâce aux touches du clavier et à la souris, le joueur a la possibilité de modifier l’expérience avec l’ajout de différentes particules ou en changeant la couleur affichée à l’écran. Il parvient ainsi à parcourir un univers abstrait dans lequel il a un certain contrôle dans le but d’obtenir une expérience visuelle à la fois variée et énergique. Bref, à travers la quête identitaire de Hoverboy, le joueur est immergé dans une aventure qu’il n’oubliera pas de si tôt.

Sonder

-     Sonder est un jeu narratif où l’on contrôle un personnage du nom d’Alto. Celui-ci vit dans un mystérieux complexe d’appartements infesté de rats et habité par des individus qui ont d’étranges habitudes. Alto, qui tente de régler son problème de vermine, doit également régler les problèmes de ses différents voisins. Le joueur est donc plongé dans une aventure narrative à la fois étrange et excitante, doté d’un humour surprenante. La plupart des personnes qui ont essayé le jeu avaient envie d’en savoir un peu plus sur les différents personnages et leurs histoires, et c’est probablement ce que l’équipe derrière ce projet a eu l’intention de proposer comme expérience.

Us Against the World

-     À mon avis, ce jeu était le plus beau visuellement et esthétiquement parmi les autres jeux présentés à l’exposition. L’équipe derrière ce projet ne s’est pas contentée de mettre énormément de mécaniques de jeu, mais a plutôt voulu se concentrer sur l’expérience émotionnelle qu’ils avaient envie de faire vivre aux joueurs. Malgré tout, j’ai bien aimé qu’à un moment dans le jeu, le joueur ait la possibilité de contrôler soit la fillette, ou bien le chien pour résoudre les énigmes et affronter les embûches qui se dressent sur leur route. Sans dialogues, mais avec une mise en scène touchante où le chien tente d’aider la fillette à retrouver ses parents, le joueur doit se promener dans un jeu de plateforme doté d’une ambiance sonore intéressante et d’une esthétique forte en émotion.

Bee Careful

-     Il faut le dire, c’est probablement le jeu qui a été le plus complexe à réaliser à cause de tous les systèmes qui ont été inclus. Bee Careful est un jeu sérieux dans lequel le joueur contrôle une abeille qui doit bien gérer sa ruche et récolter suffisamment de ressources pour survivre à l’hiver. Bien que ce jeu ait une portée ludique, il avait un message clair à transmettre, soit celui de faire prendre conscience aux joueurs que l’extinction des abeilles à miel est principalement à cause de l’avancement de l’urbanisation. En effet, dans le jeu comme dans la vie, plus les années avancent, plus l’urbanisation prend de l’ampleur et moins les abeilles ont de territoire pour récolter les ressources utiles à leur survie.

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