J’abandonne, Vambrace: Cold Soul est trop difficile pour moi

Je pense que je suis un pas si pire joueur. J’ai passé Cuphead, j’ai passé Ninja Gaiden au NES, et j’ai bon espoir d’un jour voir la fin de Furi. (Mais j’avoue, je n’ai jamais joué à Dark Souls).

Même du côté des RPGs, je me suis frotté à pas mal tous les Fire Emblem traduits en anglais et j’en suis ressorti avec des armées bien vivantes.

Et c’est sans parler de l’exploit dont je suis le plus fier: avoir eu 3 étoiles à toutes les coupes en 200cc à Mario Kart 8 Deluxe. À moi les groupies déchaînées.

Je ne dis pas ça pour me vanter. Au contraire, l’attitude ‘’Git Gud’’ a tendance à me déplaire, même quand on parle de jeux que je maîtrise.

Si je vous dis ça, c’est pour me faire pardonner de n’avoir pas réussi à compléter un jeu dont je devais faire la critique.

Vambrace: Cold Soul a eu ma peau.

Un roguelike glacial

Dans Vambrace: Cold Soul, vous incarnez Evelia Lyric, une jeune aventurière qui a mystérieusement réussi à pénétrer les limites de la ville de Icenaire, où elle se rend pour découvrir les circonstances entourant la mort de son père.

Pourquoi est-ce un exploit d’être entrée à Icenaire? Parce que la ville est maudite par un sortilège qui l’enferme au centre d’un mur de glace peuplé par des fantômes prêts à tuer toute vie.

Vous devez donc vous aventurer dans le blizzard magique, au travers des ruines du royaume déchu, pour élucider le mystère (et rapporter du loot).

Pour se faire, vous devez vous monter un équipage composé de trois autres membres, que vous recrutez à l’aide d’un babillard. Si Evelia est une guerrière maîtrisant à la fois les attaques à distance et au corps-à-corps, les alliés qu’elle peut recruter ont des habiletés diverses: certains maîtrisent l’art de la guérison, d’autres sont d’habiles archers alors que certains préfèrent découper de l’ectoplasme à grands coups de hache.

Dans tous les cas, ne vous attachez pas trop, parce que quand vos alliés meurent, ils ne reviennent pas. Et croyez-moi, vous allez enchaîner les cadavres plus rapidement qu’une guillotine pendant la révolution française.

 

Une difficulté à glacer le sang

J’ai joué à Vambrace un peu plus de 5 heures. Vous me direz que ce n’est pas tant que ça, mais sachez que pendant ces 5 heures, je n’ai jamais réussi à me rendre beaucoup plus loin que la moitié du premier donjon.

Un moment donné, je me suis dit que quelque chose devait m’échapper. Il devait y avoir un élément du système de combat qui m’avait échappé, quifaisait que je me cognais sans arrêt à un mur de brique.

J’ai donc écrit directement à l’éditeur du jeu qui m’avait fourni la clé, et on m’a confirmé que beaucoup d’autres avaient noté la difficulté très élevée, que c’était volontaire, mais qu’une mise à jour viendrait équilibrer les choses sous peu (cette mise à jour est déjà disponible, et si elle semble en effet faciliter un peu le jeu, ce n’était pas assez pour que je termine ce fameux premier donjon).

Normalement, une difficulté si élevée ne me dérangerait pas. À force de pratique, on finit par venir à bout de tout.

Sauf que le système de combat de Vambrace: Cold Soul est tellement mince qu’il n’y a à peu près aucune place à l’amélioration. Chaque personnage dispose d’une attaque normale, et d’une attaque spéciale qu’il peut activer après quelques tours.

Sinon, vous pouvez fuir ou vous protéger.

C’est tout.

Au final, le jeu ne devient qu’une histoire de chance: vous devez espérer piger les meilleurs candidats possible au babillard parmi ceux qui vous sont proposés aléatoirement. Si vous n’avez pas la chance de tomber sur la crème de la crème, préparez-vous à mourir.

 

Froid et lent

Une des façons de se préparer à ses expéditions à l’extérieur, c’est de vendre les objets trouvés sur les ennemis lors de notre expédition précédente, et d’utiliser les fonds pour acheter des objets qui nous permettront de nous guérir.

Par contre, vous devez attendre d’être à un campement pour utiliser ces fameux objets. C’est particulièrement désagréable parce que parfois, vous vous voyez infliger une foule de statuts négatifs (terrifié, hypothermie, muet, etc.), et même si vous avez la potion qui vous permettrait de vous soigner, vous devez attendre le prochain feu de camp.

Le problème c’est qu’entre vous et ce fameux feu de camp, une foule d’ennemis se dresse, et les statuts négatifs vous rendent complètement inaptes au combat.

À plusieurs reprises, je me suis vu infliger une telle pluie d’effets négatifs que je ne pouvais causer du dommage à mes adversaires qu’avec mon attaque spéciale, qui prenait 4 tours à charger.

Comme les animations des combats sont extrêmement lentes, je pouvais attendre 2 minutes avant de pouvoir faire mon attaque… avant de ré-attendre un autre 2 minutes jusqu’à la prochaine.

D’ailleurs, cette lenteur se fait également sentir pendant les déplacement dans les donjons. Votre personnage marche très lentement, et pour n’aider en rien, les développeurs du jeu recommandent de fuir les combats quand c’est possible, puisqu’ils ne nous donnent pas d’expérience de toute façon.

Ils recommandent plutôt de trouver des chemins alternatifs qui permettent de réduire le nombre d’affrontements.

Laissez-moi résumer: dans un RPG tour à tour, on nous suggère de mener le moins de combat possible (le coeur du gameplay), pour plutôt explorer à pas de tortue une ville glacée.

C’est là que j’ai décidé de fuir le jeu, et de trouver une nouvelle issue: fermer mon ordinateur et jouer à autre chose (Team Sonic Racing, tiens).

 

Un effort qui laisse de glace

Tout ça est bien dommage, parce qu’il est évident que les sud-coréens de chez Devespresso ont mis un réel effort dans leur dernier jeu.

Il faut d’ailleurs souligner le visuel du jeu, excessivement soigné. On a décidé d’adopter un style anime japonais qui réussit à mettre un peu de vie et de lumière dans cet univers sombre sans en compromettre l’ambiance.

Mais le problème, c’est que je ne verrai jamais 95% du travail qu’ils ont mis dans Vambrace: Cold Soul, parce que la pente du début est simplement insurmontable.

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CritiquesPC / MAC
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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