Oui, Cyberpunk 2077 va être le jeu de l’année

Cyberpunk a volé la vedette à l’E3 2019 en faisant débarquer Keanu Reeves sur scène pour venir charmer le monde entier. 

Si je n’étais malheureusement pas dans la salle pour voir les beaux yeux mélancoliques de Keanu, son sourire attendrissant, sa chevelure de prince, sa… de quoi je parlais déjà?

Ah oui, Cyberpunk 2077. 

Bref, si je n’ai pas vu Keanu Reeves, j’ai pu voir une démo du jeu de 25 minutes qui nous a donné un bon aperçu de ce à quoi on peut s’attendre le 16 avril prochain. 

Et je vous le dis tout de suite : si Cyberpunk réussit à tenir ses promesses, ça sera sans aucun doute le jeu de l’année (et le chant du cygne de la génération de consoles actuelle). 

 

La démo résumée du mieux qu’on peut

Malheureusement, il nous était interdit de capter des images durant la présentation, alors je vais devoir créer les meilleures images possible avec mes mots pour tenter de vous faire vivre l’expérience. 

 

Des dialogues tendus et lourds de sens

Première chose qu’on remarque, c’est que les dialogues semblent être complexes et lourds de conséquence dans Cyberpunk 2077. 

La scène commence, et notre personnage, V, qui est un espèce de mercenaire du futur, est dans les quartiers d’un dangereux clan haïtien, les Voodoo Boys (Oui, je peux vous confirmer qu’ils étaient haïtiens, parce qu’ils parlaient le créole avec un accent des plus convaincants à mes oreilles de gars de région plus blanc que blanc).

Bref, les Voodoo Boys sont une bande dangereuse, mais V, le personnage principal, a besoin de leur aide.

Par contre, avant que les Voodoo Boys n’offrent leur aide, on devra soi-même leur rendre un gros service. Le chef de la bande nous explique qu’il ne nous fait pas confiance, et qu’on doit accepter qu’il se connecte à notre esprit pour qu’il puisse nous surveiller pendant la mission. 

Les développeurs nous ont expliqué que c’est une décision risquée, parce que quand quelqu’un se connecte à nos implants, il peut très bien prendre le contrôle de notre corps, chercher dans nos souvenirs, ou même nous forcer à révéler des informations puis effacer le souvenir de notre mémoire.

Ne serait-ce qu’au niveau scénaristique, c’est emballant. On plante des graines de doute pour la suite des choses; et si les Voodoo Boys jouaient avec notre mémoire? S’ils remplaçaient des souvenirs? Tout d’un coup, tout peut être remis en doute. 

Mais ce sont également des questions philosophiques extrêmement intéressantes, exactement le genre de choses auxquelles on s’attend dans un univers cyberpunk digne de ce nom. 

Certaines options de dialogues semblaient permettre d’éviter l’étape si on avait les capacités nécessaires, mais pour le moment, le développeur qui tenait la manette a accepté de se soumettre à l’exercice. 

Le chef des Voodoo Boys était donc connecté à notre esprit, dans une espèce de communication radio, et ça commençait à faire pas mal de monde, parce que Johnny Silverhand, incarné par Keanu Reeves, était là également à nous parler. 

Ce n’était pas la seule distraction, parce que pendant que le chef nous expliquait notre mission (aller pirater la camionnette d’un gang rival), un membre du groupe est venu l’interrompre en panique; il y avait une urgence dans la pièce d’à côté (je n’ai pas tout compris parce qu’ils se parlaient en créole). 

Encore là, V aurait pu s’informer davantage, peut-être même essayer d’espionner, mais c’était risqué; les Voodoo Boys auraient pu perdre confiance en nous, et après tout, leur chef était dans notre tête. 

Les développeurs ont décidé de poursuivre la mission sans demander leur reste. Mais si les possibilités sont aussi nombreuses qu’on semble le laisser croire, ça voudrait dire que plusieurs quêtes pourraient prendre des directions complètement différentes. 

Très, très intéressant.

 

De vrais animaux

On s’est donc dirigéen moto vers le repère des Animals. 

Ce gang est obsédé par l’idée d’augmenter à l’aide d’implants cybernétiques et de diverses autres drogues leurs performances physiques, ce qui en fait de redoutables adversaires, capables de soulever des voitures tout en courant à une vitesse folle. 

La balade en moto ne semble pas être spécialement le point fort du jeu, ça a l’air un brin bancal, mais la musique synthwave qu’on écoute sur le chemin est excellente, alors c’est vite oublié.

Arrivés au repère, plusieurs options s’offrent à nous. On pourrait entrer par la grande porte, gun à la main, mais le V qu’on incarne est surtout un hacker, excellent pour pirater les appareils connectés au web, mais pas nécessairement un guerrier dans l’âme. 

On se dirige donc vers l’arrière, où une brèche dans le mur nous permet de nous infiltrer. À l’intérieur, on se retrouve dans un corridor, surveillé par une caméra. Il y a une porte sur le côté, mais elle est barrée et notre personnage n’est pas assez fort pour enfoncer le verrou. 

Heureusement, il peut pirater la caméra, ce qui nous permet d’entrer dans le gym sans se faire remarquer. 

Rendu dans le gym, la situation est plus compliquée; plusieurs ennemis regardent un des leurs s’entraîner à la boxe avec un robot. On se fera voir assurément. 

Heureusement, il y a une solution : V pirate le robot pour lui enlever le «cran de sûreté». Le robot entreprend immédiatement de défoncer la tête de son adversaire avec ses poings métalliques. 

C’est une assez bonne diversion pour que les spectateurs s’attroupent dans le ring, nous laissant la voie libre. 

Un peu plus loin, un autre Animal est occupé à soulever des poids. Il nous suffit alors de pirater ses haltères (pourquoi ses haltères sont-elles connectées au web, je n’en ai pas la moindre idée) afin qu’elles deviennent plus lourdes et qu’elles viennent le tuer en s’abattant violemment sur son cou.

Ça a aussi de pratique que c’est plus difficile pour lui de crier avec la gorge broyée. 

On arrive donc dans le garage où se trouve la fameuse camionnette. Mais avant de voir la scène finale, on décide de nous présenter une autre version de V, une femme qui a plutôt décidé de se spécialiser dans la force brute et le maniement des armes. 

Un aventure plus musclée

Cette V plus à l’aise avec le maniement des armes, quand elle arrive au corridor avec une caméra dont je vous ai parlé plus tôt, décide de ne pas pirater l’appareil. À la place, elle se rend à la porte verrouillée, et elle règle le problème du verrou en pliant la porte à mains nues comme s’il ne s’agissait que d’une vulgaire feuille de papier d’aluminium. 

Ce chemin l’amène aussi directement au garage. Rendu là, pour cette V, c’est un affrontement à l’arme à feu plus traditionnel. Elle enchaîne rapidement entre les différents types d’armes, tout en se réfugiant derrière les obstacles pour se protéger du feu adverse. 

Ça paraît banal et pas très excitant raconté comme ça, mais le combat semblait extrêmement bien fait. Imaginez-vous Deus Ex ou Fallout, mais beaucoup plus peaufiné et satisfaisant. 

J’ai hâte de tenir la manette moi-même pour vraiment pouvoir en juger, mais tout ça semblait très excitant. 

 

Retour à notre héros

On est ensuite retourné voir notre V pirate informatique pour voir comment il pourrait se débrouiller dans ce garage rempli d’ennemis assoiffés de sang, lui qui est moins apte au combat. 

La première étape a été des plus efficaces; il a piraté les mitraillettes posées un peu partout dans la pièce pour qu’elles s’attaquent aux Animals plutôt qu’à lui. 

Il est ensuite descendu, en se cachant dans l’ombre, assassiner un par un les ennemis qui avaient survécu à l’assaut initial. 

Dans une scène qui m’a fait sursauter, même moi qui est habitué aux films et aux jeux violents, V a utilisé une espèce de fouet laser qui sert aussi de corde pour étrangler les ennemis et de lien pour pirater à distance les adversaires. 

Il a donc lancé son fouet à un garde qui regardait ailleurs, puis il a injecté une commande dans ses bras cybernétiques. 

Sous ses yeux terrifiés et impuissants, le pauvre garde a vu son bras saisir son arme, puis la pointer vers ses tempes avant d’appuyer sur la détente. 

Oui, on a piraté un ennemi pour l’obliger à se suicider. 

Et c’est là que se terminait notre séance.

 

Conclusion

Si on se fie à cette démonstration, Cyberpunk 2077 s’annonce comme un jeu extraordinaire. Il reste évidemment à tester nous-même, parce que c’est toujours plus facile pour les développeurs de bien faire paraître leur jeu quand ce sont eux qui tiennent la manette. 

Mais CD Projekt Red semble encore en train de faire de la magie, quoi qu’ils ne développent certainement pas un nouveau Witcher. Si vous vous attendez à une suite spirituelle aux aventures de Geralt de Riv, vous risquez d’être déçu; Cyberpunk 2077 lorgne bien plus du côté de Fallout et Deus Ex.

Par contre, si ce que je vous dis sonne comme de la musique à vos oreilles, dites-vous que tout semble indiquer que les développeurs polonais nous préparent une symphonie synthwave.

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E3
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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