Le dépisteur – Iratus: Lord of the dead: Inverser les rôles.

Dans l’industrie des jeux vidéo, les concepts se copient régulièrement. Quand un jeu connaît du succès, les autres studios tendent à imiter son concept. Comme Darkest Dungeon est parmi les meilleurs RPG des dernières années, il n’est pas surprenant de voir des studios indépendants comme Unfrozen s’en inspirer. En nous présentant Iratus: Lord of the dead, Unfrozen tente d’inverser les rôles et de nous mettre dans la peau du méchant nécromancien au lieu d’être les humains vengeurs. Cette critique est possible grâce à Unfrozen qui nous a volontiers offert une clé du jeu. 

Le dépisteur est une chronique visant soit à faire découvrir des jeux qui sont passés sous le radar, soit à ramener au goût du jour des classiques qui sont tombés dans l’oubli.

Enfin disponible depuis le 24 Juillet 2019, j’avais aperçu Iratus: Lord of the dead depuis presque un an. Présentement en Early Access, ce RPG Dark fantasy tour par tour vous guidera vers vos instincts les plus cruels. 

Le nécromancien est de retour!

Dans Iratus: Lord of the dead, vous incarnez Iratus, un nécromancien mort il y a 1000 ans qui est ressuscité par accident par des humains cupides et des pilleurs de tombes. Lentement, au cour du jeu, Iratus retrouvera ses pouvoirs et, grâce aux pièces que vous recevrez des cadavres, vous pourrez invoquer des sous-fifres qui se déplaceront dans les donjons afin d’exterminer la race humaine. Vous aurez notamment le pouvoir de sacrifier beaucoup de vos morts-vivants afin de vous procurer des avantages tout au long de l’histoire. Réussirez-vous à offrir le monde à Iratus?

 

Les similitudes avec Darkest Dungeon

Tout comme le jeu dont il semble inspiré, il s’agit de combats en 2 dimensions où les sous-fifres avancent de combat en combat afin de reprendre le contrôle des donjons d’Iratus. Contrairement à Darkest Dungeon, ce sont vos ennemis qui vont subir le stress de vous affronter. Vous avez le choix de vaincre vos ennemis en les rendant fous à cause du stress ou en les éliminant avec des attaques physiques ou magiques. Évidemment, vous aurez à équilibrer vos équipes afin de survivre le plus longtemps possible. De plus, après chacun des événements sur la carte, vous pourrez revenir dans l’antre d’Iratus où vous pourrez soit soigner vos monstres, soit en créer des nouveaux pour remplacer ceux que vous avez sacrifiés en chemin. 

De plus, dans Darkest Dungeon, vous avez des cartes que vous pouvez totalement explorer. Iratus: Lord of the dead nous présente un système proposant des chemins multiples. Si vous avancez aveuglément, vous finirez par tomber sur des ennemis très puissants. Il est impossible de retourner en arrière, alors il est primordial d’anticiper la route que vous souhaitez prendre avant d’arriver à l’ennemi ultime de la carte. 

Le guide du bon petit nécromancien

Pour être un bon nécromancien, il faut bâtir une armée de morts-vivants, faire de l’alchimie, créer des moyens pour se rendre plus puissants, posséder des magies puissantes et utiliser des artefacts légendaires qui vous aideront à vous améliorer. Pour l’instant, Iratus: Lord of the dead exige de vous la complétion du tutoriel qui est très bien fait et très bien expliqué. à la suite de ce tutoriel, vous pourrez recommencer une partie au niveau de difficulté souhaité. 

Les morts-vivants, c’est important

La première chose qui vous sera montrée est comment invoquer des monstres. Vous avez besoin de la combinaison de 4 éléments, lesquels sont différents pour chacun des monstres. Au départ, vous pourrez invoquer des squelettes, des chevaliers noirs, des mariées d’Iratus (Bride of Iratus), des zombies, des banshees ainsi que des wraiths. Comme vous pouvez constituer des équipes de 4 sous-fifres, vous aurez la chance d’expérimenter chacun de ces monstres à votre guise. L’un des grands avantages d’Iratus: Lord of the dead sur Darkest Dungeon, la polyvalence d’une équipe est fortement recommandée. Possédant aussi un système de combat où vos personnages sont étalés dans des position 1 (celle collée sur les ennemis) à 4 (celle la plus éloignée des ennemis), la constitution et le positionnement de votre équipe sont primordiaux. N’ayant pas de monstre pouvant soigner dans les choix de départ, le positionnement pour chacun de vos sous-fifres est d’autant plus important. Par exemple, même si le chevalier noir a beaucoup d’habiletés lui permettant de se déplacer, comme il est le tank de l’équipe de base, il est intéressant de le placer dans une position pour qu’il reçoive le dégât de l’ennemi, c’est-à-dire les positions 1 et 2. Le squelette produisant beaucoup de dégâts physiques devrait se tenir dans les mêmes positions. 

 

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Je n’aurais jamais cru que cette citation de Lavoisier ne pourrait être aussi appropriée que dans ce contexte. Vous pouvez faire de l’alchimie afin de combiner des pièces servant à créer des monstres pour en multiplier l’efficacité. Si vous créez un monstre avec des pièces améliorées, bien évidemment, il sera plus fort. Une habileté d’Iratus que vous débloquerez est celle qui permet d’échanger les pièces qui constituent les montres. Alors, ne vous inquiétez pas, les faibles sous-fifres que vous créez au départ pourront être améliorés pour la peine. 

 

Le cimetière, antre des monolithes

Ensuite, vous aurez accès au cimetière. Composé de 8 bâtiments vous offrant différents avantages, vous devrez procéder à des sacrifices afin de pouvoir utiliser lesdits bâtiments. Par exemple, pour débloquer le mortuaire permettant de soigner les monstres que vous y placerez, vous devrez sacrifier une banshee. Pour y ajouter une seconde place, il vous faudra sacrifier une mariée d’Iratus, et ainsi de suite. Pour chacun des bâtiments, il faut d’abord un sacrifice pour y avoir accès, et ensuite procéder à 3 autres sacrifices pour avoir accès au 3 autres places disponibles. Comme le jeu est monté sur un principe d’équipe de 4, vous pourrez maintenir vos équipes ensemble dans les bâtiments. 

La colère et la magie

Iratus n’est pas seulement que le général en combat, il y participe indirectement avec deux éléments forts utiles : la magie et la colère. Le système de magie est monté de sorte qu’elle est très limitée et qu’il ne faut s’en servir qu’avec modération. Il aurait été si simple d’économiser ses monstres et gagner tous les combats par la magie. Autant pour les sorts de soutien que les sorts qui font des dégâts, la magie d’Iratus se doit d’être vu plutôt comme un support au combat, ce qui ajoute de la stratégie à son utilisation. 

 

Pour ce qui est de la colère, au fur et à mesure que les monstres donnent ou reçoivent des dégâts, la colère d’Iratus augmente. Cette colère permet d’utiliser les habiletés spéciales de vos monstres. Par exemple, la mariée d’Iratus peut attaquer tous les ennemis d’un seul coup en lançant une flèche perçante. Encore une fois, cette jauge extrêmement utile à la stratégie vous empêchera d’abuser des meilleures habiletés de vos monstres et de mettre un peu plus de piquant à vos combats. 

 

Artefacts, des bonus importants

Avec les artefacts, vous donnez la chance à Iratus de s’améliorer sans devoir monter de niveau. Certains artefacts lui offriront même une grande quantité d’expérience, ce qui vous donnera un coup de pouce pour apprendre de nouvelles habiletés. Les artefacts peuvent soit être permanents, soit être disponibles pour une seule utilisation. Lors de vos déplacements, vous serez souvent confronté au choix de sacrifier un personnage ou d’obtenir un artefact. Une décision qui peut coûter cher sur le coup, mais rapporter beaucoup de dividendes par la suite. Tout dépend de votre chance!

Vers la fin de la vie

Après avoir attendu Iratus: Lord of the dead, j’ai eu peur d’être déçu (vous savez ce qui arrive souvent après un hype pour quelque chose). J’ai eu exactement ce à quoi je m’attendais. Les combats sont biens rodés et très prenants. Vous ne sortirez jamais d’un combat sans blessure. Dans son ensemble, le jeu est très bien balancé. Sans dire que j’ai été déçu par quelque chose, certains personnages auraient pû être mieux conçus. Par exemple, même si le chevalier noir est le tank, j’aurais aimé qu’il possède 2 bonnes attaques en position de proximité au lieu d’une seule et qu’il ne soit pas orienté à s’enlever les malus que lui envoient les ennemis. Pour chacune des classes de base, j’ai perçu de petits détails qui enlèvent la polyvalence qu’avait Darkest Dungeon. Malgré tout, le jeu reste très prenant, très bien fait et ultra agréable à jouer. Il vous suffit de positionner vos personnages à des endroits précis pour contourner ces petits irritants. Je recommande à tous les amateurs de Darkest Dungeon de lui laisser sa chance, car clairement, Iratus: Lord of the dead contient beaucoup d’éléments super intéressants à découvrir.  

Catégories
AperçusPC / MAC
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet