Overpass – Une piste audio et visuelle

Imaginez que vous êtes en voiture, du côté passager. Vous inclinez votre banc vers l’arrière et vous regardez le paysage défiler sous vos yeux. La radio chantonne à vos oreilles, puis alors que vous relaxez, vous commencez à remarquer des motifs qui se répète. Les viaducs, les éoliennes, semblent tous se synchroniser à la musique.

Imaginez ça, en jeu vidéo.
Overpass est un jeu de rythme de viaducs de banc de voiture incliné. Précisément.

On regarde le décor défiler sous une musique synthwave nostalgique, et on doit appuyer sur le bon bouton lorsque les symboles atteignent l’œil qui se trouve au haut de l’écran. Les symboles correspondent à une flèche qui pointe vers la gauche, l’autre vers la droite, et un cercle qui représente le centre.

La particularité d’Overpass, c’est que ces notes sont camouflées dans le décor. Elles sont collées sur les items environnent le décor en 3D, et parfois même caché par celui-ci.

Il arrive qu’on voie une note très loin, tellement petite qu’il est impossible de distinguer si c’est «gauche», «milieu» ou «droite». Mais c’est voulu. Si vous voyez qu’une note est sur un objet en mouvement (comme une voiture qui passe à toute vitesse), le bouton correspondra à la direction vers laquelle l’objet se dirige. Dans les niveaux les plus difficiles, on en vient donc à se fier sur son instinct plus qu’à des signaux concrets, chose rare dans un jeu de rythme.

Pire, un deuxième niveau de notes optionnelles est encore plus discret. Ce sont les lampadaires, ou autres formes de lumière. Activer toutes les lumières est un des objectifs secondaires pour compléter une piste à la perfection. Accepter ce défi vous garantit de devoir appuyer sur un bouton chaque seconde, ou plus.

C’est à vous de décider le mode de contrôle qui vous convient. On peut appuyer directement sur trois boutons, soit «ASD» sur clavier, les flèches, ou un contrôleur. Étonnamment, l’option par défaut pour le contrôleur est d’appuyer sur «A» pour les trois symboles, mais d’utiliser le joystick en plus pour les flèches gauche et droite, ce qui devient impossible à gérer à la fin du jeu.

Au lieu de choisir parmi d’une liste de pistes audio comme la plupart des jeux de rythme, on vous présente plutôt une carte à la Outrun. La réussite d’une piste mène parfois à un embranchement qui vous propose deux routes complètement différentes. Votre but est de compléter un parcours en atteignant le côté droit de la carte, consistant en un minimum de 14 pistes. Le pointage total de votre parcours est calculé, on peut donc s’amuser à recommencer pour trouver le parcours le plus payant. Une fois votre premier parcours complété, le mode perfection est débloqué. Il vous permet de sélectionner les pistes individuellement dans le but de perfectionner votre pointage.

D’un sens, Overpass est complètement à l’opposé de Thumper. Pas uniquement parce que les notes rejoignent le haut de l’écran au lieu du bas, mais surtout parce qu’il est lui aussi un jeu d’observation, d’anticipation et d’ambiance avant d’être un jeu de rythme traditionnel.

Ils sont tous deux excessivement demandant, mais le serait beaucoup moins avec un simple rail de notes lisible facilement à la beatmania (ou Rock Band). Et c’est voulu. L’humain a tendance à vouloir trouver des motifs où il n’y en a pas nécessairement, et ce jeu vous demande booster le signal de ce sixième sens.

C’est original, relaxant, et complètement fou.

Sachez qu’il existe un DLC optionnel sur Steam contenant 7 prototypes jouables incluant les commentaires du développeur, qui lève le rideau sur ce projet particulier. Ça vient avec la trame sonore complète contenant les 40 pistes audio.

J’adore cette bande son de synthwave simple mais efficace (à écouter en voiture, question d’être un peu meta).

Overpass (à ne pas confondre Overpass et OVERPASS™, un jeu de course à paraître en octobre 2019) est disponible maintenant sur Steam pour 17,50$.

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CritiquesPC / MAC
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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