Le Dépisteur – Postal 4: Une catharsis inavouée.

La série Postal du studio Running With Scissors est une des plus controversées de l’univers du jeu vidéo. Même Grand Theft Auto n’est pas allé aussi loin dans sa violence. Si les deux séries peuvent être comparées, Postal détient une longueur d’avance sur la gratuité de sa violence. Définitivement, Running With Scissors récidive avec Postal 4, la vrai suite de Postal 2! Notez bien que le jeu est en Accès Anticipé depuis le 14 octobre dernier et en phase Alpha. 

Le dépisteur est une chronique visant soit à faire découvrir des jeux qui sont passés sous le radar, soit à ramener au goût du jour des classiques qui sont tombés dans l’oubli.

De Paradise à Edensin

Une chose que Postal m’a appris dans mon plus jeune âge est qu’il est dangereux d’aller acheter du lait dans un dépanneur. On ne sait jamais si le commis possède un AK47 caché derrière le comptoir. Si je peux me permettre une comparaison, Postal 4 et Postal 2 commencent tous deux avec le gars de Postal qui se cherche un emploi. Toujours aussi décontracté et aussi drôle, rien ne l’arrête dans cette quête de l’absurde où les commentaires crus et sarcastiques s’empilent dans un univers tout aussi farfelue. Jamais de votre vie, vous n’aurez autant de plaisir à vous chercher un emploi. Dire que même Bill Cosby y passe dans certains commentaires!

Des chats, des pigeons, des chiens et autres armes

Avec le retour de toutes vos armes préférées, le carnage est à prévoir. Encore une fois, vous utiliserez les chats comme silencieux. Tout ce qui bouge peut être sauvagement attaquer, selon votre plaisir du moment. Une nouvelle arme hilarante est la bombe de pigeon. Vous obtenez une cage remplie d’oiseau et vous la lancer sur des gens. Les pigeons se lancent sur la personne jusqu’à la tuer. Ensuite, ils sautent à la prochaine personne la plus près. C’est chic! L’accessibilité à la machette boomerang est aussi plus facile. Elle se retrouve derrière le Motel Anus que vous voyez en commençant. Nettement plus efficace que la pelle, le lancer de la machette deviendra certainement votre sport favoris. Je dois avouer que je n’ai pas trouvé de ciseaux encore, alors j’ai dû me limiter à courir avec ma machette.

La lourdeur d’un accès anticipé

Après avoir jouer quelques heures, je croyais que mon ordinateur s’en venait désuet. J’ai dû forcer tous mes ajustements graphiques au plus bas niveau possible. Encore-là, j’ai de la difficulté à jouer. Postal 4 n’est malheureusement pas optimisé pour être pleinement fonctionnel. C’est triste, car quand tu provoques une fusillade, tu aimerais bien pouvoir en profiter pour essayer des nouvelles armes et non seulement être une cible facile. Ayant des attentes assez élevés face à Postal 4, je suis un peu déçu de n’avoir qu’un simple test à me mettre sous la dent. Ma machine étant loin d’être une merde, j’ai hâte de voir à quel point ce jeu sera demandant. 

Drôle et sale

Postal 4 reste fidèle à ses prédécesseurs. L’humour, l’ironie, le sarcasme et la satire sont le jeu. Sans ces éléments, Postal 4 ne serait qu’un outil de meurtre de masse. Clairement, Running With Scissors nous offre bien plus que ça. C’est un humour cru ultra divertissant jouant sur la limite du possible et de l’hyperbole. Le Postal Dude est doublé par le sympathique Jon St. John qui est aussi la voix de Duke Nukem. Quelle magnifique voix pour ajouter à l’absurdité de Postal. 

Attendre la poste

L’aspect le plus triste de Postal 4 est que nous devrons attendre encore pour jouer à un projet concluant. L’aspect cathartique que procure ce monde irréaliste atteindra son paroxysme seulement qu’à la fin du développement. Même si j’ai réellement apprécié mon retour dans cet univers, mon sentiment de hype a mangé une volée quand j’ai constaté que je ne pouvais rien faire pour apprécier l’alpha d’avantage. En espérant que le produit final nous réchauffera. 

Pour ceux qui auraient manqué le film:

 

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CritiquesPC / MAC
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
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