City of the Shroud: Au-delà des sentiments

Nous avons tous des jeux que l’on aurait aimé apprécier. Pour certains, il leur est impossible d’aimer les grands classiques tandis que pour d’autres, c’est un genre en particulier qui les empêche de savourer ce type de jeu. Quand vous tombez sur votre genre de jeu préféré et que vous n’êtes pas capable d’apprécier le titre que vous avez entre les mains, vous tombez dans une remise en question sur vos préférences. C’est exactement ce qui s’est produit avec City of the Shroud de Abyssal Arts. 

Le dépisteur est une chronique visant soit à faire découvrir des jeux qui sont passés sous le radar, soit à ramener au goût du jour des classiques qui sont tombés dans l’oubli.

Unique en son genre

Parmi tous les RPG que j’ai touché, City of the Shroud possède beaucoup d’éléments uniques. Son système de combat où il faut maintenir un bouton enfoncé et ensuite déplacer le curseur dans des directions pour créer des combinaisons est super intéressant. En plus de cet élément, les combats sont un hybride d’action, de RPG et de stratégie en temps réel. Bon, il ne faut pas s’attendre à quelque chose comme les vrais RTS, mais encore-là une fusion entre un RTS et un TRPG. C’est difficile de bien le décrire pour que tout le monde saisisse bien l’image et comme c’est quelque chose d’unique, il n’y a aucun comparatif possible.

Histoire étrange

Vous incarnez un fermier et vous arrivez dans la ville de Iskendrun pour vous trouver un nouvel emploi. Tout à coup, des portails commencent à ouvrir et des ennemis apparaissent. C’est alors qu’un homme aux yeux de mouche vous guide vers votre premier combat comme si vous aviez de l’expérience en combat. Venant de la campagne, je vous garantie que tous les fermiers sont au niveau de Bruce Lee et ce dès leur tendre enfance, car la vie à la campagne, c’est un combat de tous les jours. Trève de plaisanteries. Vous aurez ensuite à affronter une horde d’ennemi avec vos alliés et éradiquer la source des portails. 

 

J’aurais aimé l’aimer

À travers City of the Shroud, vos choix seront importants et vous suivront tout au long de l’histoire. Avec des graphismes très bien faits et une trame sonore intéressante, qu’est-ce qui a fait que je n’ai pas su apprécier ce jeu? Je n’ai pas été capable d’embarquer dans cette histoire dès le départ. Malgré tous les bons côtés que City of the Shroud peut avoir, le jeu ne m’a jamais donné envie d’y jouer. Je ne pense pas être si difficile sur les scénario, mais cette fois-ci, rien ne m’a poussé à revenir et investir mon temps.

De plus, les combats sont rapidement lassants. J’ai eu beau essayer de nouvelles combinaisons, je ne me suis jamais senti en parfait contrôle de mon personnage. Je ne sais pas si c’est un système de timing ou autre qui font que mes attaques semblent toujours rater, mais le manque de confirmation de la réussite de la séquence me rend perplexe. 

Libre comme l’air

À l’exception des choix, l’absence de liberté de City of the Shroud est très irritante. Extrêmement linéaire, tous les personnages semblent avoir la même personnalité. Par contre, le jeu est officiellement disponible depuis le 9 août 2018. C’est donc dire que son développement est complété et qu’il faut vivre avec ce qu’il est devenu. Il est dommage que City of the Shroud ne soit pas plus attrayant, car un bon studio indépendant qui produit un jeu de cette qualité devrait au moins recevoir plus de reconnaissance qu’un prix au PAX East. Je souhaite à Abyssal Arts de revenir avec un titre plus complet et plus agréable que City of the Shroud. Ce n’est pas nécessairement un mauvais jeu pour apprendre à découvrir le studio, j’espère seulement que leur prochain essai sera plus concluant que cette première tentative artistique, mais peu intéressante.

 

Cet article est possible grâce à la collaboration du studio qui nous a offert une clé.

Catégories
CritiquesMicrosoftPC / MACPlaystation
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet